Située au nord de l'agglomération d'Arras, la commune s'étend sur 320 hectares à une altitude comprise entre 55 et 102 mètres. Sa superficie en fait la plus petite commune de la Communauté Urbaine d'Arras.
Le territoire se trouve limité au sud par la Scarpe, sauvage puis canalisée. A l'ouest, le fossé du Ryonval amorce la limite avec la ville de Roclincourt. St Nicolas s'étend de part et d'autre de l'entrée Nord d'Arras. Le raccordement des routes nationales 17 et 50 en une pénétrante au cœur de la capitale artésienne crée une véritable coupure de St Nicolas en deux, et forme sa limite nord. D'un côté l'ancien bourg, de l'autre " les nouvelles résidences". Deux quartiers totalement dissemblables en architecture en histoire comme en démographie sont reliés uniquement par le CD 63 et une passerelle piétons.
L'ancien bourg s'est développé à l'époque gallo romaine à la croisée des anciennes voies d'Arras vers Douai, et d'Arras vers Hénin Beaumont. Ces voies convergent toujours vers le rond-point Méaulens (de Tchécoslovaquie), les portes de la cité atrébate. La création des voies nationales 50 et 17 a stoppé le développement linéaire le long des anciennes routes. Les R.N sont des barrières entre la zone urbaine et la zone agricole.
Le quartier Est a fait partie d'une opération d'ensemble menée par le District d'Arras dès les années 60 et concrétisée en 1970 sur l'espace rural entre St Laurent et St Nicolas. A l'époque de cette pénurie de logements, les urbanistes ont construit des zones de pavillons sur de petite parcelle (200m2) et aligné des immeubles pouvant compter 17 étages et plus de 100 logements en une seule entrée.
L'INTER-COMMUNALITÉ
A l'issue de la décision de création de la Z.A.C St Laurent-St Nicolas, les deux communes se sont associées pour faire face aux besoins d'équipement et de fonctionnement. Le Syndicat Intercommunal est né. Les deux villes au-delà de leur coopération, sont entrées au sein du District d'Arras. Longtemps le Syndicat Intercommunal gérait les affaires courantes et notamment celles relatives au remboursement des emprunts contractés pour la construction des écoles. Les problèmes sur la Z.A.C nés d'une conjoncture difficile en 1980 ont conduit le syndicat intercommunal à un renforcement de ses actions. Le syndicat intercommunal prit une autre dimension dans la gestion d'un programme de développement social du quartier (D.S.Q) devenu une nécessité. Le recrutement d'une équipe de maîtrise d'œuvre urbaine et sociale(M.O.U.S) permit l'application d'une nouvelle politique de la ville soutenue financièrement par l'Etat, la Région Nord -Pas de Calais, et le Conseil Général.
D'autres partenaires institutionnels comme l'Office Public d'Aménagement et de Constructions (O.P.A.C) et le ministère (Équipement) jouèrent des rôles primordiaux dans la mise en place du programme de Développement Social des Quartiers.
Les associations locales en place sur le quartier ont assisté la démarche (Centre Social Chanteclair- Confédération Syndicale des Familles). Cette politique de partenariat a été financièrement soutenue par l'État et les collectivités partenaires comme notamment le Conseil Régional du Nord/Pas de Calais durant une dizaine d'années. Ce temps était nécessaire pour la partie la plus visible à l'édification d'équipements collectifs et de nouvelles voiries. La réhabilitation des immeubles et l'aménagement des espaces publics ont donné au quartier une nouvelle image. La vie associative s'est développée, et se maintient au travers d'associations communales ou de quartier. Aujourd'hui, les communes avec leurs moyens tentent de soutenir la même dynamique. Mais il reste au cœur du quartier la friche commerciale composé par le Centre Commercial. Autour de lui, à nouveau les partenaires poursuivent un plan de restructuration. La Communauté Urbaine d'Arras s'est ainsi présentée comme un partenaire à même d'aider la ville de St Nicolas et le Syndicat Intercommunal à revaloriser cet ensemble et le quartier dans la même logique à une échéance de 5 ans. Mais cette opération déterminante pour l'avenir du quartier s'accompagne d'un regard plus large sur l'environnement urbain des habitants.
LES CARACTERISTIQUES DU TERRITOIRE COMMUNAL
Deux populations totalement opposées ont été amenées à se partager le territoire communal dans les années 70. On pouvait observer des médiolanais de la partie ancienne de la commune, issus de vieilles familles autochtones et les familles transplantées pour des raisons économiques ou familiales dans la partie neuve. En cohabitant, les deux populations devaient former un unique St Nicolas. Les problèmes d'intégration ne furent pas simples. Une véritable ville se juxtaposait à un village. Les nouveaux médiolanais étaient parfois venus aux abords d'Arras pour travailler. Ils étaient aussi parfois des ruraux transplantés dans des appartements ou des pavillons. Pourtant, le quartier réclamait des familles avec moyens. Les pavillons étaient en accession à la propriété, l'office H.L.M réclamait des locataires salariés. Il fallait au vieux village se doter de la politique d'une ville. Malgré les projets initiaux des concepteurs de la Z.A.C, certains équipements n'ont jamais vu le jour (gymnase, cinéma...) certains ont été surdimensionnés et n'ont jamais atteint le rayonnement pour lesquels ils étaient conçus comme le Centre commercial. La galerie marchande est devenue un désert. L'immobilier dans la zone pavillonnaire subissait de plein fouet la conjoncture des années 80. Avec le D.S.Q , la politique locale en faveur de la ville a enrayé cette dégringolade. Le quartier est redevenu ce qu'il était à l'origine. La confiance des habitants est revenue.
La territorialité donne une image bicéphale de la commune, Le vieux et le nouveau St Nicolas. Ce n'est qu'une image géographique, le brassage de la population s'est effectué durant 20 ans.
La vie économique de la ville tourne autour de quelques points significatifs. La meunerie et ses dérivés restent l'activité historique et majeure de la ville. La zone d'activités les Alouettes bordure la RN 17 et la 50. Situé à l'entrée Nord d'Arras, cet espace à vocation d'activités légères a drainé des artisans locaux soucieux de s'épanouir et des entreprises soucieuses d'être reconnues (les Hôtels, les transporteurs).
Le dernier équipement d'importance est le centre commercial, sa galerie marchande vit aujourd'hui d'une clientèle de proximité, seul l'hypermarché a une zone de marchandisage qui s'étire vers l'est, et la bordure arrageoise.
Le Centre commercial est la pierre d'achoppement de tous les projets de restructuration, que la ville maîtrise dorénavant avec des partenaires comme la Communauté Urbaine d'Arras, le Conseil Général, la Région Nord Pas de Calais, et l'État.
Les atouts de cette ville reposent sur la jeunesse d'une partie de sa population ; un public exigeant qui l'oblige à se bouger, malgré le magnétisme de sa grande sœur Arras (42000 habitants). La pluralité des activités de toutes natures proposées sur le territoire de la capitale artésienne est parfois un handicap, souvent un avantage.